Retenir son souffle sur 700 pages, avec « ScrapMetal : mis à la casse », par Jana Rouze

Le plus gros livre que j’ai lu, c’est probablement Harry Potter et les Reliques de la Mort. 607 pages pour le dernier tome de la saga désormais mythique signée J.K. Rowling. Une véritable brique. Et voilà que je m’extasie face aux 700 pages que nous offre Jana Rouze sur un plateau d’argent, aux éditions Hugo New Romance.

A vrai dire, j’avais un peu zappé que j’avais déjà lu presque aussi long que ça, mais quand même : je n’ai plus l’habitude ! Bizarrement, même si ça fait beaucoup, ce roman ne comporte pas une seule page en trop.

De quoi ça parle ? Lisons ensemble le résumé :

« Tout commence par une lettre laissée à la hâte par un mort.Trois mots inscrits d’une écriture tremblante livrent le nom d’un homme public et une ville. Pour Sauvage, l’ancien sectateur qui la reçoit, c’est la fin d’une existence pitoyable : celle d’un enfant enlevé à l’âge de cinq ans, vendu à une secte réputée parmi les plus dangereuses. Il va pouvoir retrouver le jumeau dont il a été séparé, combler le vide de son existence, et se venger.Entre la lettre et sa vengeance, il y a la fille de l’homme qui a été dénoncé.Hope n’appartient pas à son monde.Dans ses yeux de sectateur, c’est une Wog, une étrangère du monde extérieur. Sectateurs et Wogs ne se mélangent pas, ne se touchent pas. Jamais.Sauf quand leur malheur est étroitement lié. »

Autant vous dire que j’étais fortement intriguée à la lecture de ce quatrième de couverture. Et j’ai vu juste : pendant toute ma lecture, j’ai eu l’impression de retenir mon souffle, littéralement. Mon coeur était au bord du précipice à chaque dialogue, et je sens quand même que je vais devoir le relire à un moment ou à un autre. Je n’imagine même pas le temps qu’à dû prendre l’auteure pour ses recherches avant d’écrire cette histoire si atypique !

Qui d’autre que Jana Rouze pouvait s’attaquer à de tels thèmes ? Les sectes, la psychologie sociale, le trafic d’enfants et d’être humains, la polygamie… des sujets qui fâchent, qui sont difficiles à traiter avec justesse. Pourtant, c’est un pari réussi avec ce roman. C’est un vrai coup de cœur pour moi, il me laisse pantoise.

Il y a des choses qui me laissent perplexe, mais c’est bien pour ça qu’un deuxième (et un troisième!) tome sont en préparation, j’imagine. La fin de l’histoire m’a laissée avec toute une série d’interrogations que j’ai hâte d’assouvir. Le personnage de Sau continuera certainement de hanter mes rêves d’ici là : je n’ai jamais croisé la route d’un personnage aussi sombre et mystérieux, aussi complexe, envoûtant et monstrueux, tout à la fois. Et ce qui me fait le plus peur, c’est qu’au final, j’ai ressenti une immense compassion pour lui, malgré la façon dont il gère les choses à la fin. Enfin, si on peut dire.

Ce roman m’a bousculée de toutes les façons possibles et j’ai fini par me demander, jusqu’où peut-on aller, par amour ? Bref. Une véritable claque.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Dites-moi tout en commentaire !

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